Category News
Published April 9, 2026
Last updated April 9, 2026

Le cadre de l'accord commercial entre les États-Unis et l'Inde tient bon malgré les droits de douane

Le cadre de l'accord commercial entre les États-Unis et l'Inde tient bon malgré les droits de douane

Les relations commerciales entre les États-Unis et l'Inde viennent de franchir une étape importante. Un communiqué conjoint de la Maison Blanche publié le 6 février 2026 a défini le cadre d'un accord commercial bilatéral provisoire entre les deux pays, prévoyant notamment une réduction des droits de douane à 18 %. Un jour plus tard, les droits de douane IEEPA sur les produits indiens ont été suspendus. Et bien que le Représentant américain au commerce (USTR) ait simultanément ouvert des enquêtes commerciales au titre de l'article 301 à l'encontre de près de 80 pays, dont l'Inde, ce cadre bilatéral indique que le dialogue entre Washington et New Delhi n'est pas près de s'interrompre.

Ce que révèlent les données

La déclaration commune du 6 février a défini une feuille de route structurée en vue d'un accord commercial officiel, avec un taux de droit de douane provisoire de 18 % servant de référence de travail. Ce chiffre est significatif : il place l'Inde dans une position plus favorable que celle de nombreuses économies actuellement soumises à des droits plus élevés ou ne disposant d'aucun cadre bilatéral.

La suspension des droits de douane prévus par l’IEEPA sur les marchandises indiennes, entrée en vigueur le 7 février, a précédé et était distincte de la décision rendue par la Cour suprême concernant le pouvoir de fixer les droits de douane. Cette chronologie est importante car elle montre que l’administration a fait le choix politique délibéré d’apaiser les tensions avec l’Inde avant que la Cour ne l’oblige à procéder à des changements plus importants.

D'un autre côté, les enquêtes menées par l'USTR au titre de l'article 301 couvrent un champ très large. Près de 80 pays font l’objet d’un examen, ce qui atténue considérablement le risque spécifique à l’Inde. Ces enquêtes prennent généralement plusieurs mois avant d’aboutir, et l’ampleur même de l’enquête suggère qu’elle est utilisée comme un levier de négociation sur plusieurs fronts plutôt que comme une action ciblée contre un partenaire commercial en particulier.

Il convient également de suivre de près la loi HIRE, qui reste un sujet à surveiller dans le contexte législatif plus large. Bien qu’elle ne soit pas directement liée au cadre de la BTA, elle pourrait introduire de nouvelles exigences de conformité pour les entreprises menant des opérations de recrutement transfrontalières entre les États-Unis et l’Inde. Pour l’instant, elle n’a pas dépassé le stade de la proposition.

Ce que cela signifie

Pour les entreprises opérant entre les États-Unis et l'Inde, le cadre de l'accord commercial bilatéral (BTA) constitue une véritable bonne nouvelle. Un taux de base de 18 %, associé à un processus de négociation structuré, offre une plus grande prévisibilité que la plupart des relations commerciales bilatérales actuelles. Dans un contexte mondial où la politique tarifaire est tout sauf stable, cette prévisibilité revêt une grande importance.

La position de l'Inde est ici relativement solide. Le fait que la Maison Blanche ait choisi d'annoncer un accord-cadre bilatéral et de suspendre les droits de douane avant toute mesure ordonnée par un tribunal suggère une volonté diplomatique, et pas seulement le respect de la loi. Comparez cela aux dizaines de pays faisant l'objet d'enquêtes ouvertes au titre de l'article 301 sans qu'aucun accord-cadre similaire ne soit en place. Le contraste est saisissant.

Mais « constructif » ne signifie pas « définitif ». L’examen au titre de l’article 301 est toujours en cours, et ses conclusions pourraient modifier la donne. Le taux de 18 % est un chiffre provisoire, et non définitif. Et la position commerciale générale des États-Unis reste instable : ce qui s’applique aujourd’hui à l’Inde pourrait changer si les priorités politiques nationales évoluaient ou si les négociations s’enlisaient.

Pour les entreprises qui dépendent des flux de biens et de services entre les États-Unis et l'Inde, la meilleure stratégie consiste à s'organiser en tenant compte du cadre actuel, tout en intégrant une certaine souplesse dans leurs stratégies relatives à la chaîne d'approvisionnement et à la main-d'œuvre. Une période de relative stabilité s'offre à vous, mais personne ne doit partir du principe qu'elle durera indéfiniment.

Que regarder ensuite ?

Les délais de l'enquête au titre de l'article 301 constitueront le premier indicateur à surveiller. Si l'USTR commence à publier des conclusions préliminaires ou des recommandations spécifiques à chaque pays au troisième ou au quatrième trimestre 2026, cela permettra de déterminer si l'Inde fera l'objet de mesures commerciales supplémentaires ou si elle bénéficiera d'une dérogation dans le cadre de l'accord BTA.

Deuxièmement, suivez de près les avancées concernant la transformation de l'accord provisoire en un accord commercial bilatéral à part entière. Le taux de droit de douane de 18 % n'est qu'une mesure provisoire. La véritable question est de savoir si les deux parties parviendront à s'entendre sur des conditions définitives avant l'expiration du cadre provisoire ou avant que celui-ci ne fasse l'objet d'une renégociation sous la pression politique.

Le parcours législatif de la loi HIRE mérite également qu'on s'y attarde. Si elle parvient à s'imposer au Congrès, elle pourrait instaurer de nouvelles obligations en matière de déclaration ou de conformité pour les entreprises ayant des activités importantes en Inde, notamment dans les secteurs des services et des technologies.

Enfin, il convient de suivre de près les mesures prises par l'Inde en matière de politique commerciale. New Delhi a toujours répondu aux actions commerciales des États-Unis par des mesures de rétorsion. La manière dont l'Inde réagira à son inclusion dans la procédure au titre de l'article 301, même si elle bénéficie du cadre de l'accord commercial bilatéral (BTA), déterminera le ton des relations à l'avenir.

Le corridor commercial entre les États-Unis et l'Inde se porte actuellement mieux que la plupart des relations bilatérales. Un droit de douane provisoire de 18 %, un cadre de négociation structuré et une suspension délibérée des prélèvements au titre de l'IEEPA sont autant d'éléments qui témoignent d'une relation dans laquelle les deux parties ont tout intérêt à ce que les choses continuent d'avancer. Mais la politique commerciale de 2026 privilégie la préparation plutôt que l'optimisme. Ce cadre tient bon aujourd’hui. La question qui se pose est de savoir s’il tiendra le coup face à la prochaine vague de pressions politiques et économiques.

Ready to build your India team?

Tell us who you're looking to hire. We'll walk you through exactly how the setup works for your company, your timeline, and your budget.

The India'logue

Everything you need to know for scaling remote teams in India.

If you wire money to workers in India, this newsletter covers everything that comes with it. Tax, payroll, compliance, and every regulation in between.

Know more